L'histoire du FC Nantes. Saison 98/99. (60e partie)............................................................. 20 après celle contre Auxerre, les Canaris s'adjugent leur seconde coupe de France devant Sedan.

 
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Mal dirigé par Max Bouyer, le FC Nantes s'est fourvoyé financièrement et a bien failli descendre dans l'enfer de la D 2 en 1991.
Grâce à sa lucidité, son courage, sa méthode, Guy Scherrer l'a remis patiemment sur pied. Il a pris la bonne décision en rappelant Jean Claude Suaudeau à la barre d'entraineur et confortant Raynald Denoueix timonier en chef du centre de formation. En 1995, avec un majorité de joueurs issus de sa formation, après bien des vicissitudes, le club de Loire Atlantique s'est assis une nouvelle fois sur le toit de la Division 1 en remportant son 7e titre de champion de France grâce à une génération en or. Depuis, celle ci s'est vendue aux plus offrants et tout est à reconstruire de nouveau.
Guy Scherrer, lassé des critiques des supporters sur ses (radinages de recrutement) et l'espionnite de la mairie qui veut vendre le club, est parti en claquant la porte. Il a magnifiquement rempli sa tâche, laisse une situation financière saine et ne fera pas la saison de trop. Jean Toumelin assume un court intérim, avant que Kléber Bobin de Fontenay le Comte ne lui succède. Jean Claude Suaudeau, est fatigué de tout reconstruire une nouvelle fois. Il se met en retrait de la République Jaune, et élève Raynald Denoueix à sa place tout en lui assurant toute son aide.


Les 4 mousquetaires du relèvement du FC Nantes 99,
K. Bobin le gestionnaire, Budzinski le recruteur, Suaudeau le manager, Denoueix l'entraineur.


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Raynald Denoueix va, pour sa seconde saison, ramener la Coupe de France sur les bords de l'Erdre, 20 ans après le succès face à Auxerre de Guy Roux, des Pécout, Amisse, Baronchelli, Bargas, Bertrand Demanes, Bibard, Bossis, Lacombe, Michel, O. Muller, Picot, Sahnoun, Steck, Trossero, Tusseau et R. Denoueix, coachés par Jean Vincent. les vainqueurs 79 photo ci dessous

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23 janvier 99 au lendemain de l'anniversaire de votre serviteur, Olivier Monterrubio dès la 7e fait respecter la hiérarchie face à la (D 4) des voisins vendéens de la Roche sur Yon coachés par Jacques Mazouin dans le stade Henri Desgranges.
Julien Siclon, Stéphane Guitton, Stéphane Pubert, Patrick Roy puis Stéphane Chaillou 15', Romuald Goupil puis Sébastien Cloutour 65', David Lecleve, Jean-Philippe Limousin puis Raphaël Delaunay 81', Eric Vincent, Christophe Avril, Anthony Gilbert, Olivier Petitjean n'ont pas démérité et s'inclinent sur la plus petite marge.


20 février, c'est la sensation des 1/16e de finale. A la 7e encore comme au tour précédent Eric Decroix ouvre le score au Parc des Princes contre les doubles tenants du trophée. Ceux ci égaliseront bien, mais seront finalement éliminés par la bande à M. Landreau promu capitaine à 18 ans au t.a.b. Battus en finale par le PSG, la génération 93 prend sa revanche par procuration...

14 mars, Olivier Monterrubio, Nicolas Savinaud, Alioune Touré s'imposent en Lorraine devant le FC Metz.

10 avril, Olivier Monterrubio et Yves Deroff plombent le Roudourou et ses guingampais de D 2.

28 avril, les crocodiles du Nîmes Olympique s'échouent dans la Beaujoire sur un but de Nicolas Savineaud, le natif de Fontenay le Comte.
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Les éléments ont été bien trop souvent contraires au FC Nantes lors de ses 5 finales perdues de coupe de France.


Lors de sa première en 1966, la blessure de Bako Touré les avait contraints à jouer une mi temps à 10 contre le Strasbourg puisque le règlement ne prévoyait pas de remplacements à l'époque.

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En 70, les partenaires d'Henri Michel ne souffrent pas la comparaison face à des stéphanois bien trop forts pour eux.

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3 ans plus tard, le pourtant brillant arbitre Robert Wurst n'avait pas mis ses lunettes et ne verra donc pas deux buts de mains lyonnaises.

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1983, le soliste José Touré va marquer son but d'ailleurs, celui d'une autre planète que l'on appellera brésilienne. Mais Safet Susic un autre grand artiste d'un PSG brillant ne veut pas être en reste et va s'élever pour priver les nantais d'un doublé.

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10 ans après, ce sera l'heure de la vitesse nantaise contre la puissance parisienne, l’inspiration contre la méthode. Mais une mauvaise inspiration de l'homme en noir R. Harel va noircir le tableau trop idyllique de cette finale. Le calédonien Christian Karembeu va déséquilibrer légèrement Laurent Fournier. Penalty, décide l’arbitre M. Harrel. Ni juste, ni injuste, mais inutile d'une finale… Karembeu va « péter les plombs ». Il bouscule l’homme en noir et voit rouge. La finale est déjà presque fini puisque son grand frère Antoine Kombouaré produit nantais émigré dans la capitale ne va se poser de question et tromper David Marraud. A 10, s'en est fait de la dream team des Canaris.

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15 mai 1999, Stade de France Saint-Denis, 78586 spectateurs, arbitre: M. Garibian.

Mickaël Landreau, Jean-Marc Chanelet, Eric Decroix, Nestor Fabbri puis Nicolas Gillet 67', Salomon Olembé, Yves Deroff, Eric Carrière, Sébastien Piocelle, Charles Devineau puis Nicolas Savinaud 87', Frédéric Da Rocha puis Patrick Suffo 93', Olivier Monterrubio forment l'équipe de la finale face à Sedan, alignée par l'entraineur: Raynald Denoueix.

Cette finale de 99 n'est pas passée à la prospérité par l'esthétisme de la qualité du jeu déployé par les deux protagonistes. Tétanisés par le fait de jouer une finale, les Canaris ne vont pas montrer grand chose à vrai dire face aux sangliers des Ardennes pensionnaires pourtant de la Division 2. Cette jeune équipe composés d'éléments juste sortis de formation ne dispose pas encore de repères pour affronter de vieux routiers rompus aux esclandres de la réalité de la division inférieure. Le groupe ne manque pas de qualité, mais ne disposent d'aucun vécu ensemble de ce si haut niveau, il va être plus besogneux que ses devanciers bien davantage esthètes mais va souffrir dans la gestion du match. Si Sedan a récité un foot rugueux, physique, Nantes n'a pas joué sa partition fluide habituellement, inspirée par la rapidité et l'explosivité.

L'arbitre Pascal Garibian, va donner un coup de pouce aux joueurs de R. Denoueix en sifflant un pénalty, très sévère pour une faute pas évidente du tout sur Fred Da Rocha, que va transformer Olivier Monterrubio prés de l'heure de jeu.

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Les observateurs neutres pointeront du doigt un arbitrage qui n'aurait jamais été autant fustigé, flingué, contesté que lors de cette finale. Le jeu va plus vite, les enjeux s'additionnent, les erreurs sont montrés sous tous les angles à la TV, les contestations fleurissent, les nerfs sont à vifs, et la qualité du jeu en pâti.
La rhétorique d'un joueur sedanais "les vacances à la Baule sont plus agréables qu'à Charleville" en dira long sur l'abattement des vaincus sur un coup du sort injuste.

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L'équipe vainqueur de la coupe de France 99:

Au fond: Kléber Bobin Président, Raynald Denoueix entraineur, Nicolas Savinaud, Alioune Touré, Willy Grondin, Nicolas Gillet, Patrick Suffo, Olivier Monterrubio, Salomon Olembé, Eric Decroix, Néstor Fabbri, Jean Marc Chanelet, Yves Deroff, Charles Devineau, Eric Carrière, Sébastien Piocelle, Frédéric Da Rocha, Mickaël Landreau capitaine.

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