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J'avais pensé et envie de vous faire le résumé des deux matchs de coupe de la semaine, l'un contre Troyes en coupe de France, l'autre face à Marseille en coupe de la Ligue. Finalement, je vais vous en présenter un unique car le bilan caennais est le même pour ces deux matchs, à quelques choses près.
La guerre de Troyes
Une première mi-temps à sens-unique, Troyes mène bien le combat sans opposition. Deux buts conclus les beaux mouvements de jeu Troyens. A la 10e minute, l'un d'eux mené côté gauche et devant une défense à l'arrêt, un centre parfait d'Enza-Yamissi est repris par le plat du pied de Thiago. Les Aubois sont comme à l'entraînement. Les caennais tente de réagir mais sont beaucoup trop timide. La seule inquiétude intervient sur une tête non cadrée de Vandam sur un corner de Bulot. Avant que la pause de soit sifflée, la frappe limpide de Psaume est relâchée par Thébaux dans les pieds de Cacérès qui crucifie le portier normand.
Les trentenaires de l'équipe, les cadres supposés, n'y sont plus. Dumas procède donc a quelques changements. Fajr remplace un Nivet fantôme et Nabab prend la place de Traoré notamment. D'un coup, le visage de l'équipe apparaît presque transformé, les deux jeunes pouces caennaises dynamitent l'attaque. Vandam voit sa tête heurter la transversale d'abord; puis, sur un cafouillage à la suite d'un coup-franc bien botté par Fajr, Hamouma rallume la mèche de l'espoir. Enfin, à un quart d'heure des prolongation, Fajr, encore lui, nettoie la lucarne de Thuram-Ulien d'une sublime frappe enroulée.
Cependant, lors des prolongations, l'espoir n'est rien face à la motivation troyenne. Et c'est ainsi que leur banc de touche fait la différence. Marcos profitait d'un caviar pour redonner l'avantage et Grax se déjouait de la défense bas-normande pour plier le match. Caen sort par la petite porte.
Marseille et le réalisme
Après une rencontre médiocre, les caennais devaient montrer un tout autre visage. Ils ont finalement étaient mauvais.
Vingt minutes. Voilà le temps qu'aura mit Marseille pour plier le match. Ajouté à cela un froid réalisme et une domination territoriale, le match était à sens unique. Mais si Hamouma avait marqué, que se serait-il passé ? On ne le saura jamais... Le coup-franc après une faute tardive de M'Bone, titularisé dans un 4-3-2-1 inhabituel, aura été fatal. Valbuena transforme l'essai. Marseille déroule ensuite. Cheyrou lance Amalfitano plein axe. Ce dernier ne prend pas la peine de contrôler et transmet dans les airs à son partenaire d'attaque Rémy qui marque sans trop peine. Le quart de finale aura donc tourné court. Cependant, les caennais se raccrochent à ce qu'ils peuvent. Après l'action initiale de Nabab (5e), Hamouma se procura deux énormes occasions sur des raids solitaires. A la 32e, il fausse compagnie à Traoré et part défier Bracigliano côté droit. Mais tergiverse, une courte hésitation qui permet à Lucho de revenir et frappe ainsi à côté. Puis à peine trois minutes plus tard, Nkoulou rate un contrôle et trébuche, Romain Hamouma passe par là. Il récupère, crochète et file encore vers le but… Mais rate le cadre d’un cil.
Au retour des vestiaires, sur un centre venu de la gauche, Lucho laisse passer pour Valbuena qui ajuste ensuite Bosmel. Emballer c'est peser, voilà trois but dans la musette. Cependant, les jeunes pouces normandes, une fois encore, veulent montrer ce qu'ils ont dans le ventre. Nabab, Nangis s'essaient en vain. Puis Fajr trouve le maudit poteau sur une frappe détournée des vingt mètres. Le score est lourd mais la domination était là. Les caennais auront malgré tout montré un peu plus d'envie et d'amour-propre que trois jours auparavant.
Bilan de ces deux matchs
Que retenir alors ? Et bien vraiment pas grand chose. L'équipe est en plein doute. Les cadres supposés sont aux abonnés absents. Il n'y a plus vraiment de fond de jeu. La ressource mentale semble fuir. Le réalisme a prit la poudre d'escampette. L'infirmerie ne cesse de se remplir (9 joueurs sur 26 actuellement !) Et quand on croit touché le fond, certains joueurs continuent de creuser. Tout cela depuis près de deux mois !! Il y a de quoi à être inquiet pour la suite du championnat.
Seules satisfactions: les jeunes ! Et oui, du côté de Caen se sera aux jeunes de porter le club sur leurs maigres épaules: "On va pousser les jeunes à grandir, ils sont performants. J’ai du respect pour les cadres, mais ce n’est pas la priorité du Stade Malherbe." F.Dumas. Est-ce vraiment à des joueurs de 20ans d'avoir de telles responsabilités ? Pour moi clairement non. Mais quand les Proment, Seube et Nivet n'y sont plus, il n'y a plus que cela à faire.
Donc les éliminations consécutives des deux coupes sont une aubaine pour un groupe déjà assez diminué et tourmenté. Le championnat reste le seul et unique objectif et tant mieux au vu du travail qu'il reste à fournir. Il faut économiser les forces en présence.
Il se profile maintenant déjà Rennes, il va falloir être costaud pour ne pas non plus se retrouver dans la zone rouge ce samedi soir, au terme d'une semaine bien triste.
Messieurs, bougez-vous !!! Avant que cela ne devienne un véritable cauchemar...
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En tous cas, comme tu le dis, les éliminations en coupes vont permettre aux caennais de se concentrer sur le championnat... et (je l'espère ;-)) de rebondir pour éviter une dangereuse glissade.