• Girondins de Bordeaux
  • Evian Thonon Gaillard FC
  • Lille OSC Métropole
  • FC Lorient-Bretagne Sud
  • Olympique de Marseille
  • Paris Saint-Germain FC
  • AS Saint-Étienne Loire

La lutte finale

Troyes 1 - 2 Bordeaux

 
9
 
Mardi vers 22h45 (ou plus si difficultés), Bordeaux saura si sa saison est totalement ratée… ou seulement mi-figue mi-raisin.

Aller au Stade de France conquérir un trophée qui se refuse aux Girondins depuis l’historique doublé de 1987 consolerait en effet un tant soit peu les supporters aquitains, dépités par une troisième année galère consécutive en championnat.

Fastoche, me direz-vous !
L’adversaire du soir pointe à la 19ème place au classement de Ligue 1 et son avenir semble déjà s’écrire à l’étage inférieur.

A première vue -et sur le papier- le devoir de pré-vacances proposé aux bordelais semble donc plutôt facile.
Mais un coup de loupe sur cette affiche de demi-finale remet bien vite chacun à sa place… et celui qui doit trembler n’est pas forcément celui qu’on croit.

Cinq raisons font de cette rencontre un match-piège…





- Tout d’abord, comme d’hab depuis 2 ans et demi sans exception, Bordeaux jouera en Coupe de France à l’extérieur (record ?).
Ca met un peu les boules (chaudes et froides ?) ce genre de tirage bizarre permanent…

Avantage Troyes.





- Les Girondins endosseront en outre mardi le costume qui leur sied le moins bien, celui de favori.

Eh oui, si la volonté et l’abnégation sont généralement présentes lors des confrontations face aux « gros », la motivation bordelaise reste très fluctuante quand l’adversaire est moins prestigieux.

En témoignent les nombreux matchs nuls concédés en championnat contre des équipes réputées plus faibles.
Un genre de facilité ou de suffisance… que l’on pourrait appeler syndrome PSG.

Et comme on peut être certain que les troyens, devant leur public, seront à 200%...

Avantage Troyes… encore !





- Si l’on creuse encore plus loin dans la même direction, on constate d'ailleurs carrément que les bordelais ont fortement peiné à chaque tour de cette coupe… alors que l’opposition semblait pourtant facilement à leur portée.

Poussés aux tirs au but par Raon l’Etape, vainqueurs d’extrême justesse à Châteauroux et à Moulins, menés à Lens, les aquitains sont loin d’avoir maitrisé leur sujet lors des matchs précédents.

Pas franchement rassurant… surtout si l’on considère plus attentivement le CV du meneur d’hommes d’en face.






- L’homme du cru… et de la Coupe !

Né en Gironde et ancien footballeur pro… au FCGB ( !), Jean-Marc Furlan connaît bien la mentalité et surtout la maison bordelaises.

Un atout considérable avant de recevoir l’équipe du club où il a lui-même évolué.

Et, pour ne rien gâcher, l’homme est également un véritable spécialiste de la compétition en tant qu’entraineur.

C’est en effet sous sa houlette que Libourne St Seurin avait, en 2001-2002 puis 2002-2003, effectué deux magnifiques parcours consécutifs en Coupe de France, éliminant au passage Bastia, Lille, Metz, Le Mans… et même le grand Lyon de l’époque !

Tremblez Girondins !





- Et pour finir… n’oublions pas la jurisprudence lorientaise !

Pronostiqués faciles vainqueurs de l’autre demi-finale (voire même du trophée) dès l’annonce du tirage, les Merlus de Gourcuff ont coulé sous l'Evian… un comble !!!




Alors onze guerriers troyens survoltés contre une poignée de sénateurs aquitains?

Faut voir…
 
Suggestions