MISTRAL GAGNANT

 
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Dimanche 22 janvier 2012: 16ème de finale de la Coupe de France entre l'OM et le HAC, en prime time.
Le club phocéen, au calendrier chargé, et dont l'effectif est amoindri,va-t-il chuter? C'est la question que tout le monde se pose, sachant qu'il est encore qualifié dans quatre compétitions...
En attendant, place au jeu: un vent de folie, un Vélodrome dégarni, allez, hop! C'est parti!

Un début de soirée "made in Normandie"(Stone & Charden)
5 petites minutes, c'est le temps qu'il faut à Ryan Mendès, façon Usain Bolt, pour prendre de vitesse la défense marseillaise, histoire de prouver que l'équipe de ligue 2 ne craint pas les ténors de ligue 1. Sur une phase offensive, les Olympiens ont oublié de verrouiller et se sont laissé surprendre. Ça fait 1-0 pour Le Havre et l'OM court maintenant derrière le score.
À partir de ce moment là, les hommes de Deschamps vont faire le show: les vagues marseillaises déferlent sur les cages de Placide, mais elles se brisent sur la digue havraise. Le mistral a beau souffler, elle résiste: les défenseurs accomplissent un travail remarquable et leur gardien veille au grain.
Pourtant, Marseille domine et joue bien. Petit à petit, les Provençaux s'installent en terre normande, obligeant les adversaires à se retrancher derrière la ligne médiane.
Cependant, ces derniers, imperturbables, ne cèdent pas à la panique; bien en place, ils repoussent chaque attaque sudiste. Tant et si bien qu'à la mi temps, ils ont toujours l'avantage.
Surprenant? Pas tellement. Regroupés et très organisés, procédant en contre, ils évitent les écueils et se procurent des occasions.

"Une question d'équilibre" (Cabrel)
À la reprise, les Havrais, décidés à conserver leur avance, bousculent les Marseillais. Effectivement, l'OM traverse une zone de turbulences: l'équipe, restructurée du fait de la sortie de Lucho (blessé) puis de la blessure de M'Bia, perd le contrôle et se révèle moins efficace. Amalfitano et Valbuena, repositionnés, disparaissent quelques instants des écrans radars... Juste le temps pour le groupe de retrouver ses repères et de se resolidariser et, de nouveau, il se montre dangereux.
D'ailleurs, à la 62ème minute, Amalfitano offre la balle d'égalisation à Brandao. Marseille rétablit l'équilibre et revient dans la course. Par contre, pour Le Havre, tout est à refaire...
Les Normands tentent alors de faire le nécessaire pour reprendre le dessus. À dix minutes de la fin de la rencontre, ils frôlent doublement l'exploit: Mendès se présente seul face à Mandanda, mais c'est le portier olympien qui a le dernier mot; peu après, ils remettent le couvert avec Bonnet qui, suite à un caviar de Mendès (eh oui! encore lui!), loupe le cadre.
C'est ce qui s'appelle "manger la feuille de match"! Les Normands viennent de vendanger coup sur coup deux chances de se qualifier.
Le temps réglementaire écoulé, il faut désormais effectuer les prolongations.

"Invincible" (Soprano)
Qui va craquer? Hein? Qui?
Le premier quart d'heure ressemble fort à ce que l'on a vu précédemment: ça bataille sec pour réussir à se libérer.
Néanmoins, cette fois encore, c'est l'OM qui va faire preuve de plus de réalisme. Amalfitano jusque là pas très en réussite dans ses frappes, déclenche les hostilités en décochant une véritable mine qui laisse Placide sur place. Avant la pause, Marseille reprend donc les choses en main.
Pour autant les Havrais n'abdiquent pas et la fin de la rencontre demeure palpitante. Dans un camp, comme dans l'autre, on ne lâche rien.
Ainsi, sur le dernier corner obtenu par le HAC, le goal normand quitte ses bois et monte soutenir ses coéquipiers: bonne pioche! Il est à la retombée du ballon, mais sa tête n'est pas assez puissante pour inquiéter son homologue marseillais.
En attendant, les cages havraises sont vides; les Olympiens saisissent cette opportunité et amorcent un contre: Valbuena s'arrache pour récupérer un ballon qui va tout droit en touche, donne à Rémy qui a le champ libre et peut inscrire le 3ème but.
Décidément, en cette nouvelle année, les Olympiens ne sont pas faciles à faire tomber...

L'OM se qualifie, non sans s'être fait peur!
La première erreur a coûté cher à l'effectif phocéen et permis aux adversaires de mener au score pendant une bonne heure. Ensuite, peu avant la fin, les Havrais ont bien failli les rayer définitivement de la carte "Coupe de France". En bref, il s'en est fallu de peu...
Par conséquent, le résultat est cruel pour les Normands qui avaient rapidement accompli l'essentiel et auraient eux aussi mérité de l'emporter. La jeunesse et le manque d'expérience ont pesé lourd dans la balance. Rater le coche à deux reprises face à une équipe telle que l'OM, rompue à ce genre d'exercice, ça ne pardonne malheureusement pas.
Les Olympiens ont su faire la différence au bon moment, en exploitant d'une part leurs qualités, et d'autre part, la moindre faiblesse de leurs concurrents. Après être revenus à égalité, ils ne se sont pas laissés déstabiliser par les intrusions des Havrais et sont parvenus à les mettre en échec. L'OM, dominé dès le départ, a non seulement renversé la vapeur, mais, passé en mode rouleau compresseur, a écrasé un HAC pourtant plus qu'à la hauteur.

En tous cas, ce fut une belle soirée de football! À aucun moment, on ne s'est ennuyé. Merci donc au 22 acteurs! Ce n'est pas si souvent que cela nous arrive... À les voir s'échiner de la sorte pour gagner, on aurait préféré que chacun y trouve son compte. Mais c'est le jeu! Il faut un gagnant et un perdant et ce dimanche, c'est l'OM qui est sorti vainqueur du combat. Objectif atteint pour Marseille! C'était un "mistral gagnant"(Renaud).
 
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