Après avoir pris place dans un stade plein (20 540 spectateurs environ, la meilleur affluence de l'année probablement), celui-ci commence à chanter. C'est alors que le speaker nous annonce le nom des joueurs qui vont prendre place sur la pelouse. Chaque nom est acclamé par la foule.
A quelques minutes avant le coup d’envoi de cette dernière journée de championnat, notre finale, le MNK (Malherbe Normandy Kop) déploie un énorme tifo marqué SMC pour l'entrée des joueurs sur le terrain.
A leur entrée, tous le stade se met à agiter des drapeaux bleus floqués du blason.

Très beau à voir, la bonne ambiance est au rendez-vous.
C'est parti, le match débute. La première occasion est marseillaise. Thébaux doit s'employer sur une tentative menaçante d'André Ayew (3').
Le ton est donné, mais les Malherbistes ne tardent pas à répliquer.
Initié par Sorbon et Hamouma, le mouvement collectif caennais est conclu par Mollo. L'ancien lavallois centre, El Arabi et Niang passe au travers mais, au second poteau, la frappe du Sudiste trompe Mandanda (1-0, 6'). Le public exulte, les petits drapeaux s'agitent une nouvelle fois, ça ne pouvait pas mieux commencé.
On se dit alors que la marche vers le maintien est en route.
Mais, par deux fois, André Ayew, incontestablement le Marseillais le plus dangereux de cette première mi-temps, inquiète notre arrière-garde. A la 18e minute, Leca envoie de justesse le ballon en touche. A la 35e, sa tête passe au dessus. Un grand ouf retenti dans le stade.
A l'approche de la mi-temps, sur une merveille de passe de Nivet, Niang plein de sang-froid ajuste Mandanda et délivre le public bas-normand. C'est le but du break. C'est alors que des "qui ne saute pas n'est pas caennais" descendent des tribunes; et ceci jusqu'à la mi-temps. Ce fut super !
Marseille revient, pour l'anecdote...
Au retour des vestiaires, les Calvadosiens, conscients d'avoir fait le plus dur, laissent inévitablement s'installer un faux rythme. Les occasions se font ainsi plus rares.
En tribune, on apprend l'ouverture du score de VA, c'est alors que les chants se font plus pressants. C'est bon pour Malherbe.
Malheureusement, Rémy, idéalement servi dans la profondeur, ajuste Thébaux pour la réduction du score. (2-1, 67').
Mais point d'inquiétude dans les travées ! En effet, par l'intermédiaire d'un homme d'une soixantaine d'années qui écoute l'évolution des scores via sa petite radio avec une très longue antenne (les yeux sur la pelouse, son oreille collé à cette radio: très drôle à voir !), on apprend l'ouverture du score de l'Olympique lyonnais.
Un peu plus tard, Valbuena fait encore frémir D'Ornano. Mais Proment puis Leca encore, sauveurs de l'extrême, symbolisent l'intense solidarité malherbiste.
Toujours par le même homme, nous apprenons que VA et l'OL doublent la mise. A présent, le maintien ne peut plus nous échapper, nous en sommes certains !
Les chants se font plus intenses, les décibels augmentent et alors qu'une hola débute et arrive à la fin du premier tour de stade, Rémy, à la réception d'un centre décoché côté gauche, de la tête ramène les Phocéens à égalité (2-2, 88').
Vous vous dites alors peut-être que le moral est entamé ? Eh bien pas du tout ! C'est finalement anecdotique, car le SM Caen, tirant bénéfice des autres résultats de cette ultime journée, s'assure une deuxième saison consécutive en Ligue 1. Tout le stade chante, saute, c'est tout simplement la fête ! Merveilleux ! Que du bonheur !
Au coup de sifflet final, les joueurs explosent de joie et se congratulent. En tribune, je n'ai jamais vu telle folie, telle extase. Les confettis pleuvent, les chants tels que "on est en ligue 1, on est en ligue 1..." ou encore "Merci Malherbe, merci malherbe..." résonnent, c'est tout simplement É-NORME !! J'y ai même versé ma petite larme tant le bonheur est immense...
Il s'en suit alors une formidable communion avec les joueurs.
Voici quelques photos de notre maintien:



Mollo, prêté par l'ASM (ironie du sort oui et ovationné à sa sortie) est même monté dans le kop:

Un feu d'artifice bien entendu clôt cette magnifique soirée:

Ambiance:
Petit cadeau je vous offre:






















Bravo!