
Après un début de saison plutôt réussi, une victoire (1-3) face à Nice et un nul (1-1) contre Ajaccio, Lyon repart en campagne. Il pourrait s’agir de politique, mais non, l’Ol jouera bien sa place en Ligue des champions en affrontant le Rubin Kazan. Et là, pas de mauvaise blague, les Rhodaniens ne devront pas jouer à celui qui touche le plus les montants du portier adverse. Le Rubin est loin d’être favoris dans cette rencontre, mais si l’Olympique Lyonnais pourra compter sur son expérience pour éviter de tomber dans le piège Russe, il n’en reste pas moins, le Rubin Kazan est un adversaire redoutable.
Le Rubin, un club en plein boom
Le club Russe est tout sauf une équipe à prendre à lé légère pour les Gones. Les protégés de Berdyyev sont en jambe depuis un bon bout de temps, 20 journées se sont déjà écoulées dans le championnat Russe, et le Rubin pointe toujours à la 4ème place, totalisant 34 points. On ne va pas vous sortir l’argument pas très futé, victoire du Rubin au Barça, qui plus est au Camp Nou, lors de la LDC 2009-2010. Je vous évite ce supplice. En revanche, l’historique récent du club parle de lui-même, champions en 2008 et en 2009 et vainqueur de la TransTelecom Russian Super Cup, Kazan s’installe progressivement comme une référence en Russie.
Certes, la formation d’Aleksandr GUSEV ne possède pas la renommée du CSKA OU du Dynamo, mais les faits sont là, dans leur enceinte de Tsentralnyi, les Rubiniens n’ont plus grand-chose à envier aux deux Géants Russes. Ils s’immiscent véritablement dans la bataille et jouent les troubles fêtes. Sans trop se perdre dans les liasses fiscales, le Rubin parvient à séduire les grands championnats Européens, et pour preuve, la signature encore toute fraiche de l’international Paraguayen, Nelson Valdez. Et si tout ceci ne suffisait pas, les Rubiniens vont également bénéficier de ce qu’on appelle avec courtoisie, l’avantage du terrain. Qu’on se le dise, si la formation Russe revient de Gerland avec un bon résultat sous la main, les choses risquent sérieusement de se compliquer pour l’Ol. D'autant que dans son enceinte de 29 000 places, Kazan est quasiment imprenable.
L’Ol et la tour de Pizz, même combat
Lyon traverse sans aucun doute une période primordiale dans son Histoire. En 1989, les Gones remontaient en D1 après sept années passées en D2. Le plan « Lyon-Europe » mis en place par Aulas se déroulait comme prévu. Les Rhodaniens découvraient alors les joies de la notoriété. Si par malheur l’Olympique Lyonnais venait à chuter face au Rubin, le club de la capitale des Gaules pourrait bien retomber dans l’anonymat. En effet, l’accident industriel sonnerait à la porte, et une non qualification en LDC pour le prochain exercice pourrait bien achever Jean Michel Aulas et toute sa troupe.
Mais, voyons que de catastrophisme, nous n’en sommes pas là ! L’Ol est certes en reconstruction, l’entraineur à changé, Claude Puel a laissé sa place à un connaisseur de la maison, Rémi Garde. « Rien ne se perd tout se transforme », telle pourrait être la devise des Lyonnais. Les joueurs sont les mêmes sur le terrain, ou presque. Seuls Toulalan et Delgado ont quittés le navire, malgré leur loyauté envers le club... Une nouvelle page s’ouvre, un nouveau projet de jeu inspiré d’Arsenal se dévoile, le boss JMA a décidé d’écrire cette nouvelle page avec les mêmes acteurs, sur le terrain. Mais, avait-il seulement le choix ? C’est une autre Histoire. Les protégés de Garde affirment leur volonté, ils veulent repartir de l’avant, ils veulent voire s’afficher un titre sur leur palmarès à Lyon. Voire s’afficher ou afficher ? Telle est la question.
Si le début de saison est encourageant, Lyon est toujours très loin de posséder un effectif complet. 7 jeunes Lyonnais sont toujours en course à la coupe du Monde des U20, en Colombie. NDinga tardant à pointer le bout de son nez, Maxime Gonalons est toujours le seul véritable milieu défensif. Le secteur défensif a enfin été renforcé avec l’arrivée en urgence de Bakary Koné. Visiblement on attendait de voir si Cris et Mensah pouvaient tenir leur rôle toute la saison. Et là je pose la question, qu’aurait on fait si on avait constaté, après le 31 août qu’il fallait recruter un autre défenseur ? Décidément, quelque chose ne tourne vraiment plus rond dans ce club. On ignore les réelles motivations de Michel Bastos, Ederson joue, bien malgré lui les éternels potentiels, Pjanic est à priori bloqué par Gourcuff, joueur dont on ne sait absolument pas si il sera capable de retrouver un niveau de jeu digne de sa réputation. Bref, tant d’interrogations avant ce tour préliminaire.
Une chose est sûre, les Gones ont l’air en bonne forme physique, on constate déjà des changements par rapport à l’ère Puel. L’avenir du club bouché par un terrible brouillard commence à s’éclaircir, mais seul problème, un virage en épingle à cheveux s’annonce, l’avenir se joue maintenant, dans le brouillard aveuglant. Pour terminer sur une note positive, « Ha bah quand même ! », me direz vous, les Rhodaniens possèdent un gigantesque avantage pour aborder cette confrontation, l’expérience des joutes Européennes. Et pour cette raison, les Lyonnais partent favoris. L’enjeu est de taille, l’obstacle est plus délicat à franchir, Anderlecht était l’entrée, voilà le plat de résistance, attention au dessert, il ne faudrait pas se faire entarter.


Russie


Le Rubin est un adversaire à la portée des lyonnais... à condition de le prendre au sérieux et (effectivement!) de ne pas toucher 5 fois les montants par match. ;-)
et ça m'a bien plu de te lire.
Quand à ce premier tour, il comporte bien des dangers et autant d'incertitudes pour les Lyonnais.
Une défaite serait grave, un nul rempli d'interrogations, et je n'ose pas penser aux conséquences d'une élimination.
Te revoilà enfin, j'ai horreur d'être le seul représentant de mon club...
Très bien écrit, tu a réussi à retracer toutes les interrogations régnant autour de l'OL en peu de lignes, alors que moi il m'avait fallu plusieurs articles en plusieurs parties ^^
Par contre je te trouve un poil trop pessimiste (facile à dire après le match ^^).
On retrouve du jeu, de la bonne humeur, de la bonne ambiance et des buts, alors même si reconquérir un titre sera très compliqué je pense qu'on pourra tout de même s'attendre à une belle saison et avec du plaisir !
Sinon pour Bastos, on connaît désormais sa situation, il a prolongé, il restera au club cette année, et il se donnera à fond.
La question est est-ce qu'il se donnera à fond juste pour se faire pardonner et reconquérir par les supporters comme il le dit lui-même, ou simplement pour que la Juve (ou autre) ait cette fois-ci de bonnes raisons de s'intéresser à lui (et de le payer cher...).