Je sais, je sais, 4-1 à l’extérieur c’est un score spectaculaire. D’accord… mais la manière dont fut obtenu ce résultat me laisse quand même un peu dubitative et j’ai bien envie de tempérer un peu l’enthousiasme généralisé.
Un adversaire sans génie et diminué…
La formation ukrainienne a démontré hier toute son inoffensivité. Privée d’Andreï Shevchenko blessé, elle s’est avérée incapable de développer la moindre action offensive et n’a jamais inquiété Steve Mandanda, hormis évidemment sur le fameux tir de Timoshchuk… Et les six changements effectués par Blockhine n’y ont rien fait, panne de jeu totale pour les ukrainiens… ce qui aurait logiquement dû rendre aux Bleus la tâche plus facile.
Un match sans enjeu mais aucune prise de risque en attaque…
Après le décevant nul en terre biélorusse, je m’étais naïvement imaginé que Laurent Blanc profiterait de cette rencontre amicale pour tester enfin une attaque qui fait rêver et saisirait donc l’occasion d’aligner ensemble Benzema et Gameiro. Que nenni ! Si le lorientais est bien sur la pelouse au coup d’envoi, son compère madrilène est confortablement installé sur le banc.
Alors oui, bien sûr il est vrai que notre sélectionneur a tout de même profité de ce match pour faire des tests ! Il a même remanié la quasi-totalité de l’équipe, donnant leur chance à certains bleus des Bleus : Kaboul, Matuidi et Cabaye sont, tout comme Gameiro, titularisés pour la première fois.
Mais cette composition inhabituelle n’est pas pour autant aussi offensive que le contexte du match et l’adversaire l’auraient permis.
Une heure de sieste pour commencer…
Et le côté new look de la formation va finalement avoir un effet pervers.
Est-ce le manque d’automatismes entre les joueurs ? Le trac ou la timidité des petits nouveaux ? Toujours est-il que l’on s’ennuie ferme pendant toute la première période ! Gameiro a beau bouger, il ne reçoit aucun ballon exploitable.
Et Jérémy Menez est finalement le seul à tenter de secouer le cocotier de l’indolence généralisée. Ses dribbles et ses percées parviennent même parfois à me tirer de la somnolence où ce jeu soporifique m’entraîne.
Il est d’ailleurs temps que la pause intervienne pour que j’aille me faire un café (merci Georges !).
Boulette et électrochoc !
Heureusement, Timoshchuk et Mandanda vont comploter ensemble pour me réveiller dès l’entame de la deuxième période !
Le premier tente un tir anodin de 35 mètres, le second rappelle à tous pourquoi Lloris est le n°1. Certes, la trajectoire de la balle est un peu étonnante, mais la frappe est très lointaine et le portier bleu n’est pas masqué, il a tout le temps de la voir venir… mais plonge totalement dans le vide (1-0, 53ème).
Ce but a le mérite de faire réagir nos petits français qui vont enfin se mettre à jouer.
Kevin Gameiro frappe une première fois, mais Pyatov s’interpose (55ème).
120 secondes plus tard, sa deuxième tentative est la bonne. Le merlu signe sa première titularisation par un but (1-1, 57ème).
Et là, on pense tous que, cette fois, c’est parti ! Ca y est, on va enfin voir du jeu ! Erreur… Après ce joli coup d’éclat, tout le monde se rendort, français, ukrainiens… et même spectateurs…
Un coaching gagnant…
Bon, comme j’ai pas mal critiqué Laurent Blanc dans cet article, il est temps maintenant que je souligne le positif le concernant.
Si les remplacements de Rémy par Ribéry, de Menez par Malouda et de Gameiro par Benzema ne changent pas la face du match, le choix du sochalien Marvin Martin est sans conteste un coup de maître.
Son entrée fracassante à la 76ème va dynamiter une défense ukrainienne déjà bien fatiguée. Le néo-Bleu arrache tout sur son passage : Un but plein de vivacité pour commencer (1-2, 87ème), puis un corner décisif pour la tête de Kaboul (1-3, 89ème) et un doublé sur service de Benzema pour finir (1-4, 90+1). Le tout en un quart d'heure de présence sur le terrain!
N’en jetez plus la cour est pleine !
Eclair de génie dans ce match les trois quarts du temps ennuyeux, le jeune sochalien a sauvé la mise à des Bleus à nouveau si pâles.
S’il constitue bien l’espoir et l’avenir de cette équipe de France, il fut aussi hier soir l’arbre qui cache la forêt d’une formation française plus que jamais en reconstruction.





































































Je te trouve un peu dur avec l'EDF. Pour un match sans enjeu, à la fin de la saison, on peut au moins louer l'envie et le sérieux des joueurs (à défaut du génie/talent).
Franchement, quand on voit la rentrée de Martin, on ne comprend toujorus pas pourquoi il n'a fait aucun coaching en Biélorussie!!