Dimanche 5 février 2012, 21h, c'est le moment tant attendu du duel au sommet entre les deux Olympiques: marseillais et lyonnais. Un match charnière s'il en est car la victoire permettrait à Lyon de creuser l'écart mais donnerait également la possibilité à Marseille de repasser devant l'un de ses concurrents directs.
À nouveau il fait un froid sibérien dans l'enceinte du Vélodrome et l'horaire imposé n'arrange en rien les choses... Néanmoins, les supporters ont une fois de plus fait l'effort et sont au rendez vous.
Côté olympien, l'effectif se réduit comme peau de chagrin et pour cette 22ème journée, Deschamps doit, outre les absents (Canistes et blessés), se passer également de Valbuena (suspendu). C'est excessivement léger, sans parler du banc... Le coach est donc encore contraint de jongler (quoi de plus normal pour un footballeur me direz-vous). Mais alors que l'on s'attend au retour du 4-4-2, avec Rémy et Brandao en pointe, il aligne un 4-3-2 pourvu d'un milieu ultra défensif (Cheyrou - Diarra - Kaboré) derrière un trio d'attaque dans lequel Brandao occupe l'axe, Rémy le côté gauche et Amalfitano, le flanc droit.
Déjà, on ne peut que souhaiter bon courage à l'ancien Lorientais, seule caution technique ce soir...
Chez, les Gones, point de Gourcuff, ni de Lacazette. Le duo infernal Lisandro - Gomis est de retour, associé à Briand. Rémy Garde a plus d'un tour dans son sac et surtout, pas mal de solutions de rechange.
Dès le coup de sifflet, les Marseillais se montrent volontaires et malmènent les Lyonnais. Ces derniers, à l'instar de leur première mi temps face à Lorient, réalisent un début de partie plus que moyen, laissant à leurs adversaires les clés du jeu. Occupés à défendre, ils ne cessent de reculer et encaissent logiquement un but au bout d'un quart d'heure (Cheyrou à la 16ème minute).
Rarement dangereux, ils offrent aux Olympiens toute la latitude nécessaire pour aggraver le score: sur un centre millimétré d'Amalfitano, Brandao inscrit le deuxième but pour l'OM.
Incroyable! On s'attendait à un affrontement musclé, serré et difficile et pour l'instant, l'OM dirige tranquillement les débats, juste en se montrant incisif.
Mais il faut se méfier de l'eau qui dort... Chacune de leurs offensives peut se révéler fatale... Même en difficulté, ils savent profiter du moindre espace.
D'ailleurs, Gomis le prouve rapidement en crucifiant Mandanda! Lyon revient dans la course. Suspense...
Peu avant la pause, les Gones repartent à l'abordage; Diawara, surpris par le contre d'Azpilicueta, trompe alors son propre gardien et offre royalement à ses adversaires l'égalisation.
Au retour des vestiaires, la situation s'inverse: les Lyonnais, nettement plus tranchants, mènent la danse et posent problème à la formation olympienne. Légère baisse de régime ou démobilisation suite à l'étonnante issue de la première période? Toujours est il que les phocéens sont à la peine.
Les absences commencent à se faire cruellement sentir et Amalfitano, bien que très en jambes, ne parvient pas à faire la différence tout seul. Brandao, devenu inexistant, ne sert désormais à rien; Rémy, exilé sur le couloir gauche, est inutile et les milieux sont incapables d'apporter le surnombre en attaque.
De ce fait, le match s'enlise et les deux équipes se neutralisent: peu d'occasions et pas de concrétisation. La rencontre s'achève sur ce nul de 2 à 2.
C'est un raté pour chacun des intéressés qui laisse filer une belle opportunité de terrasser son rival et se fait ainsi distancer par les autres ténors de Ligue 1 qui ont eux, pris les trois points ce week end.
Finalement, il n'y avait pas grand chose d'intéressant à voir et on reste sur notre faim de spectacle et de beau jeu.
Lyon, étrangement lymphatique parfois, a perdu de sa superbe et Marseille, sans ses créateurs, a montré ses limites...
Du coup, on comprend mieux le classement actuel d'équipes telles que Montpellier ou Rennes car dimanche soir, aucun des prétendants au podium ne s'est révélé impressionnant.
Les Lyonnais possédaient probablement d'autres possibilités comme par exemple, faire entrer Gourcuff... Un coaching incompréhensible quand il y a autant de talent en réserve...
Quant aux Olympiens, c'est clair, ils ne pouvaient faire mieux. Sans un Valbuena, capable de mettre le feu dans les défenses, et sans Lucho, le maître à jouer, le groupe à vite fait preuve de faiblesse dans la construction...
Petit clin d'oeil mérité au stratège argentin, qui pendant que l'OM se contentait du nul a effectué une excellente prestation avec le FC Porto. Immédiatement titularisé, il a, dès la 24 ème minute, prouvé qu'il méritait cette confiance, en ouvrant le score et en révélant des statistiques plutôt enchanteresses (50 ballons joués, 45 transmis et 6 récupérés). Un Lucho dont l'absence semblait plus préjudiciable à Lacombe que celle de Valbuena et que Aulas aurait bien aimé enrôler. À croire que seul l'OM n'a pas su apprécier la valeur du maestro...
Pour revenir à notre soirée foot:
Il s'en est fallu de peu
Pour qu'il y ait des heureux...
Ce n'était pas passionnant
Et il n'y a pas eu de gagnant.
OM / OL: même combat
Mais sans résultat!
Un olympico sans Gourcuff ni Lucho
Qui manquait de brio
Et aboutit au status quo!
| dimanche 05 février 2012, 20:00 | ||
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Terminé
2 - 2
6,3
moy.
3
notes
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Buts |
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Be. Cheyrou (16')
Brandao (34')
S. Diawara (45')
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B. Gomis (36')
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STATUS QUO...
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Publié depuis
3months
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Perso, j'ai été un peu déçue par cet Olympico.
L'OM, après un bon début de match, s'est éteint... probablement faute de vrai leader technique pour hausser le niveau de jeu de l'équipe.
Quant à Lyon, je n'ai rien compris au coaching de Rémi Garde qui avait une sacrée réserve de talent sur le banc... et qui n'a fait entrer ni Lacazette, ni Gourcuff, attitude trop frileuse à mon avis. Avec un peu plus d'audace,j'ai le sentiment que le match aurait pourtant pu basculer en faveur de l'OL...