Deuxième volet: "Avant nous n'avions rien. Maintenant nous n'avons pas grand chose mais on s'en contente" (Pagnol)
Retour au championnat pour l'OM qui reçoit Valenciennes ce samedi 18 février 2012 à 21h.
Une fois de plus, coach Deschamps a modifié son 11 de départ, sans doute en vue de la prochaine échéance en Champions League face à l'Inter de Milan. En défense, Fanni et Traoré remplacent Azpilicueta et Morel; Cheyrou et Brandao ménagés, Kaboré récupère le poste de milieu défensif aux côtés de Diarra, A. Ayew retrouve le flan droit de l'attaque et son frangin est titulaire en pointe.
Le match démarre pépère mais rapidement, les Olympiens enclenchent le turbo. Pour contourner une défense valenciennoise bien en place, ils décident de passer par les côtés. Fanni, au taquet, exécute dès la 8ème minute un excellent centre pour la tête de J. Ayew que Penneteau stoppe sans sourciller.
Cependant, les Marseilais s'organisent et poussent sans relâche. Un comportement payant: Fanni, décidément en grande forme, déborde sur la droite et centre pour la tête de Diarra qui termine cette fois au fond des filets.
L'OM prend l'avantage. Pour autant, les Olympiens continuent d'attaquer. À la demi heure de jeu, J. Ayew rentre dans l'axe et prend sa chance mais sa frappe va s'écraser sur la transversale. Coquin de sort!
Électrochoc ou simple réveil? Les Nordistes, qui semblaient être en pleine sieste, réagissent: le corner tiré par Danic trouve la tête de Cohade et...Kaboré qui, alors que Mandanda était aux fraises, sauve de justesse l'OM de l'égalisation.
Merci collègue! C'était moins une!
Le dernier quart d'heure voit Marseille poursuivre ses efforts pour se mettre à l'abri, vainement, et Valenciennes buter sur une défense olympienne irréprochable.
Après la pause, les Nordistes ont l'air plus déterminés et les Marseillais moins en jambes. Sont quand même pas déjà canés les minots?
Logiquement, à la 51éme minute, encore sur un corner de Danic, mal dégagé par Cheyrou, Gil égalise. Quel cataplasme!
L'OM reprend alors ses esprits et repart à l'assaut. Quelques instants plus tard, Kaboré décale Amalfitano dont le tir est dévié in extremis par le portier valenciennois, incontournable ce soir.
À la 57ème, on prend les mêmes et on recommence, mais en sens inverse: Danic (toujours lui!) frappe plein axe et c'est au tour de Mandanda de s'interposer.
Oh fan! Je l'ai vue dedans!
Maintenant, Marseille n'a plus le choix et risposte en multipliant les offensives. A. Ayew gansaille mais ça ne veut pas rentrer. À la 70ème, sur un bon centre de Cheyrou, le jeune Ghanéen rate complètement sa frappe.
Peu après, Cheyrou, de nouveau à la baguette, cherche Brandao, mais ce dernier - santibei! - n'est pas assez rapide et c'est Penneteau qui s'empare du ballon. Si son équipe s'enlise et semble s'accommoder du nul, lui prouve qu'il est bien présent et effectue une très bonne prestation.
Les occasions s'enchaînent pour l'OM; néanmoins, outre la performance du gardien adverse, la finition qui laisse à désirer change les nombreuses opportunités en cagades. Ainsi, à la 85ème minute, A. Ayew signe le centre parfait; mais l'envie de bien faire est tellement forte que Cheyrou et Brandao s'embronchent et échouent lamentablement à transformer ce caviar. Peuchères!
Et le sort s'acharne un peu plus lorsque la tête de Brandao termine sur le poteau alors que, pour une fois, Penneteau était à la rue.
Coup d'arrêt pour le club phocéen qui laisse filer les points. Le peuple marseillais a probablement envie de dire aux joueurs: "allez vous jeter aux Goudes!" C'est vrai, moi aussi, ça m'a gavée que l'OM en arrive à se mettre dans la panade tout seul comme un grand! Mais il faut aussi remarquer que l'équipe est invaincue depuis le mois de décembre; si ça c'est pas une hallu! Ma foi! Et puis, si on se remémore un tantinet le début de saison, on peut être philosophe: "avant nous n'avions rien. Maintenant, nous n'avons pas grand chose mais on s'en contente".
























Une seule reproche sur ce très bon article : est-tu sur que "cataplasme" sois le mot approprié quand tu scande "quel cataplasme !" après l'égalisation ? Si oui, mea culpa d'avance, je ne connaissais pas l'expression.