Mardi 10 janvier 2012, nouveau défi pour l'OM qui se rend au stade Malherbe pour affronter Caen dans le cadre de la Coupe de la Ligue.
Après le départ de certains de ses cadres à la CAN, c'est une équipe amputée qui débarque dans le Calvados. Cette fois-ci, Deschamps a donc mis sur pied un 4-2-3-1 et effectué quelques changements (comme d'habitude...). Ainsi, la défense voit le retour de M'Bia et Traoré, respectivement en lieu et place de Diawara, absent, et Morel, repositionné sur le flanc gauche de l'attaque, aux côtés de Valbuena et Amlafitano; Rémy retrouve la pointe du secteur offensif et le milieu est confié aux bons soins de la paire Cheyrou-Lucho; enfin, Mandanda cède son poste à Bracigliano.
Néanmoins, après avoir planté cinq buts au Red Star deux jours plus tôt, c'est avec sérénité et le coeur léger que les Olympiens abordent cette rencontre.
Côté caennais, par contre, le paysage est moins joyeux; la défaite contre le pensionnaire troyen de Ligue 2 a sans doute laissé des traces et les nombreuses absences (Frau, Heurtaux, etc.) n'arrangent guère les choses.
Pourtant, dès le coup de sifflet, l'intensité est au rendez-vous; de part et d'autre, on fait preuve de motivation et d'engagement.
Comme lors du match précédent, les Marseillais cherchent tranquillement leurs marques et la première occasion est à mettre sur le compte de l'adversaire qui, dès la cinquième minute, se montre dangereux. Mais la réaction olympienne ne se fait point attendre: sur un contre, ils obtiennent un coup franc, transformé sans souci par Valbuena (7ème).
L'OM prend l'avantage et le conserve. Quelques instants plus tard, Rémy aggrave le score (21ème). Les jeux sont presque faits.
Après la mi-temps, le rythme est moins soutenu. Marseille déroule et assoit sa suprématie; Caen subit, impuissant.
Cependant, les hommes de Dumas, courageux, parviennent de temps en temps à se faufiler dans les 18 mètres adverses et à perturber la défense olympienne. D'ailleurs, ce n'est que grâce à l'intervention parfaite de Lucho qu'ils manquent d'inscrire leur premier but.
Cela n'inquiète qu'à peine les Marseillais qui poursuivent leur effet et se procurent immédiatement une occasion de tuer le match. Sur un contre, Valbuena et Lucho (encore eux) enrhument tout le monde et se retrouvent en duel avec deux défenseurs caennais. Malheureusement, Petit Vélo tergiverse et transmet le ballon trop tard au stratège argentin; obligé de ralentir sa course, le maestro n'est plus dans une position confortable et rate de peu le cadre.
Pas grave, juste après les Olympiens repartent à l'assaut, Morel centre, Lucho ayant vu Valbuena (toujours et encore eux) mieux placé, laisse intelligemment filer pour le pied magique de l'ancien joueur de Libourne qui, à nouveau, fait mouche.
3 à 0 pour l'OM. La messe est dite.
Belle victoire du groupe marseillais qui a réellement dominé son sujet d'un bout à l'autre. Surprenant, comme toujours; cette saison, c'est dans la difficulté qu'il se révèle plus efficace. On le pensait affaibli et il réalise presque un sans faute, se promenant quasiment face à une équipe qui, il n'y a pas si longtemps, lui avait posé bien plus de problèmes.
Bien que la défense nécessite quelques réglages supplémentaires, elle s'est avérée solide, avec un M'Bia mesuré et sérieux, qui a su rattraper les erreurs de ses coéquipiers et tenir la baraque.
Soutenue par deux milieux extrêmement compétents, elle a pu parer tous les coups. Cheyrou, d'une grande sobriété, s'est interposé systématiquement et Lucho, hyperactif, a alterné les interventions audacieuses avec les récupérations et les relances intelligentes.
Ajouté à cela un trio survolté en attaque (Valbuena, Rémy, Amalfitano), dont le réalisme époustouflant a complètement rendu folle la défense caennaise, ça fait trois buts marqués et pas le moindre encaissé.
Hommes de la soirée:
- Deschamps: pour avoir réussi à trouver les solutions adéquates, sans l'ombre d'un renfort, et de ce fait, avoir permis aux jeunes (Gadi, Omrani) de partager ce succès. Pas évident! Merci coach, quel fin tacticien tu fais!
- Azpilicueta: il n'en finit plus de grandir le petit Espagnol; au fil des matches, il s'améliore. Souvent effacées par les prestations des défenseurs centraux, ses propres performances sont pourtant d'excellente qualité. Ay! Azpi! Es tanto mejor asi!
- M'Bia: pour son bon retour en défense centrale; pas facile de remplacer le Boss Souley. D'ordinaire tellement fantasque, il a su prendre sur lui et se montrer réfléchi. C'est dans ce genre de situation qu'on apprécie le garçon, quand il confirme qu'on peut lui faire confiance et qu'on se dit qu'il a tout d'un grand.
- Lucho: ou Speedy Gonzalez, partout à la fois, irréprochable sur le plan défensif (on se souviendra de sa petite merveille de tacle dans la surface), toujours dans le bon timing, il a également énormément apporté offensivement, en créant le surnombre et en délivrant régulièrement de bons ballons. Dommage que Valbuena ait tant tardé à lui faire la passe et qu'il n'ait pu inscrire son but. En attendant, le maestro a prouvé qu'il n'avait pas dit son dernier mot; hier, Lucho, c'était où il faut, quand il faut. Tant pis pour ceux que ça dérangent... Go! go! go! Luchoooooooo!
- Valbuena: le franc tireur, celui que ses potes surnomment "Euromillions"; il est clair que sur coup de pied arrêté (et pas que d'ailleurs), c'est le ticket gagnant. Sa force de caractère lui permet non seulement de franchir chaque obstacle, mais aussi, de devenir irremplaçable.
- Amalfitano: il court, il court et il court encore; le vaillant Lorientais a enfin retrouvé son niveau, sa précision et son sens du jeu. Très en forme et très utile, il a beaucoup travaillé et contribué à l'efficacité marseillaise, avec, en outre, une passe décisive. A croire que quand il démarre, plus rien ne l'arrête.
- le trublion: l'arbitre, qui inflige un carton jaune à N'Koulou et M'Bia pour avoir réclamé, à juste titre, le carton pour un joueur caennais, auteur d'une main volontaire dans la surface. Pas très intelligent et fort peu judicieux, surtout quand on considère les conséquences que cela peut avoir sur un effectif olympien déjà bien amoindri...
Voilà, c'est un nouvel épisode de l'épopée olympienne qui s'achève sur une très bonne note. On dirait que le Père Noël a reçu ma lettre et qu'il est passé... Trêve de plaisanterie! Les supporters vont peut-être commencer à souffler et relâcher la pression; les joueurs ont visiblement décidé d'être raisonnables et consciencieux; ils gagnent en confiance et s'imposent en toute quiétude.
Une métamorphose? Ne nous enflammons pas! Disons que pour l'instant, l'OM "démarre une autre histoire", l'OM "prend un nouveau départ" et "ça, c'est une autre histoire" (G. Blanc)
| mardi 10 janvier 2012, 19:45 | ||
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Terminé
0 - 3
6,5
moy.
2
notes
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Buts |
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M. Valbuena (7')
L. Rémy (21')
M. Valbuena (52')
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ÇA, C'EST UNE AUTRE HISTOIRE... |
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Publié depuis
4months
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Concernant l'arbitre que tu as nommé comme le troublion à cause de cartons jaunes distribués après des réclamations, je ne sais si tu connais déjà mon opinion sur le sujet, mais au cas où, je le répète: il a raison. Il est simplement dommage que tous ces collègues ne fassent pas de même. Enfin les conséquences d'un carton jaune ne doivent pas rentrer en considération lorsque l'on doit sanctionner.