Mercredi 14 mars 2012, cap sur l'Italie pour l'OM! Retour en Champions League, dernier acte des huitièmes contre l'Inter de Milan, avec un léger avantage puisque les Milanais ont perdu au Vélodrome.
On oublie tout: le championnat, les mauvais résultats, la descente aux Enfers... C'est un grand jour, Marseille a l'occasion d'atteindre les quarts de finale, ce qui n'est plus arrivé depuis 1993.
Alors, on se remobilise, à commencer par les supporters, on y croit et on ne lâche pas l'affaire! Allez, les gars! On leur montre qu'ils ne nous impressionnent pas un brin avec leur Forlan, Milito, Sneijder et compagnie...même si c'est faux! On les déboulonne et on fait ça "à la bien", made in Marseille:
"Mon équipe arrive, t'as qu'à paniquer
On est là pour donner de la qualité,
De la boucherie, toi, t'as pas idée
Oui, sale Sud! Qui peut lui dédier?
Moi, qui peux tester!
On défonce comme le LSD,
On se répand comme une MST!" (Soprano)
Minuscule espoir: l'Inter, comme l'OM, est à la peine en Série A. Aux Olympiens de saisir cette belle opportunité de les cueillir chez eux et de passer un tour supplémentaire!
Visiblement, c'est bien ce que les hommes de coach Deschamps ont résolu de réaliser, à l'image du lutin marseillais qui dès la deuxième minute tente de mettre ces professionnels de la compétition en danger.
Néanmoins, rien ne sera facile; la réponse du berger à la bergère ne se fait d'ailleurs pas attendre: Zanetti, laissant sur place Morel, centre pour Sneijder (8ème) mais Mandanda s'interpose.
Ouf! Il s'en est fallu de peu... Ça, c'est fait!
Attention tout de même, les Intéristes entrent dans la bataille et leurs attaques font froid dans le dos. Milito est de retour et, associé à Forlan, c'est du lourd, du très lourd à contenir... Chacune des interventions du duo de choc pose problème aux Olympiens.
En outre, ils sont rusés car ils ont compris que le flanc gauche de la défense marseillaise est un peu faiblard et ils tentent d'en profiter.
Parallèlement, Marseille fait exactement de même en essayant d'exploiter les faiblesses de leur propre côté gauche (Morel / Nagatomo, lequel des deux endossera une pénible responsabilité?).
Le plus étonnant, c'est que l'OM fait le jeu - alors que l'on s'attendait plutôt à voir les Olympiens aculés dans leur zone et défendre - et oblige l'Inter à procéder en contre sur sa pelouse et devant son public (même si 6000 supporters marseillais ont fait le voyage et se font entendre).
Encore plus surprenant, Marseille domine une équipe italienne finalement malhabile!!!
Du coup, on rejoint la mi-temps sur un 0-0 largement suffisant pour le club phocéen et dont tout le monde dans le camp marseillais se contenterait volontiers, moi la première.
Le seconde période démarre plutôt pas mal pour les Olympiens mais au bout d'un moment, une baisse de régime se fait sentir. Effectivement, certains joueurs, comme A. Ayew ou Rémy, de retour de blessure, commencent à donner des signes de fatigue et le jeu du groupe s'en ressent.
Pour l'instant, les Marseillais font bloc mais ils concèdent de plus en plus de coups de pied arrêtés et forcément, avec le talent présent dans les rangs adverses, ça finit par coûter cher, particulièrement quand on se permet de bidouiller avec le ballon devant ses buts... Milito, qui avait déjà échoué à deux reprises en première mi-temps, ne se fait pas prier et ouvre le score à la 75ème minute.
Et m....! On y était presque...
Oh! Bonne Mère! Ça se complique... Les Olympiens vont-ils être capables de revenir dans la partie? Ils viennent de montrer leurs limites. Et s'ils échouent à égaliser et qu'on va aux prolongations, sauront-ils tenir tête à des Milanais remotivés?
Le paysage vient de s'assombrir et alors que pour une fois, j'étais confiante, je commence à perdre ma sérénité. J'ai les intestins à l'envers et je me demande si je vais arriver à résister à cet insupportable suspense... Moment de panique intense!!!
Mais, c'est oublier un peu vite le coaching régulièrement gagnant de Deschamps et c'est surtout sans compter sur le pensionnaire extraterrestre (Brandao) de l'effectif phocéen. Au moment où Marseille semble au bord de la rupture, le Brésilien entre en jeu et sur un long dégagement de Mandanda, lui d'ordinaire si maladroit, récupère un amorti raté du dos (après la panenka, la brandao!) et crucifie J. César. Incroyable! L'OM est de nouveau en position favorable, l'Inter doit maintenant inscrire deux buts et moi, je reviens à la vie!
Finalement, les Milanais ne parviendront à faire que la moitié du travail gràce, en partie, au portier marseillais, qui dans les dernières minutes, concèdera un pénalty somme toute idiot et écopera d'un carton rouge.
2-1, la rencontre s'achève probablement sur la plus belle défaite des Olympiens! L'OM tient sa qualification en quart de finale et s'invite à la table des grands clubs européens.
En quelques jours à peine, il nous fait vivre la pire déception en championnat et une joie immense en Champions League. Du pur OM!
Contrairement à leur comportement en Ligue 1, les Marseillais ont remporté ce combat collectivement. Tous se sont révélés à la hauteur de ce grand rendez vous.
Mention spéciale à la paire intraitable Diawara-N'Koulou, à M'Bia pour un énorme retour si précieux dans l'entre jeu, à Diarra pour son meilleur match sous nos couleurs, à Azpilicueta, qui s'améliore de jour en jour et enfin, à A. Ayew pour sa générosité sans limites.
Message personnel: une petite pensée pour mon Papa qui m'a transmis cette passion pour le foot et plus particulièrement l'OM. Ça y est, Papounet, on est en quart!!! Je suis sûre que là haut tu jubiles!!!
Évidemment, certains ne se priveront pas de déprécier la réussite des Olympiens en évoquant les problèmes rencontrés actuellement par les Italiens ou d'autres raisons peu crédibles.
En attendant, les faits sont là! C'est bien l'Olympique de Marseille qui s'est qualifié, qui a tenu le coup à San Siro!
Par conséquent, que les mauvaises langues et les jaloux se montrent beaux joueurs. Mercredi, les Marseilais nous ont offert un vrai moment de "felicità". Prenant les Milanais à leur propre jeu (organisation collective et union défensive), à l'aller comme au retour, ils ont su mener à bien leur braquage à l'italienne.
































Ton titre me plaît tout particulièrement. J'ai tellement vu nos coffres forts pillé par nos voisins que c'est un peu de l'histoire de l'arroseur arrosé.
A ton image, je n'en menais pas large avant le coup d'envoi, mais aprés je m'y suis mis à y croire de plus en plus.
A l'égalisation j'ai pesté un peu car on concédait trop de CF.
Sur la Brandao, j'ai fait beaucoup de bruit. Celle la, contrairement à la Panenka, personne ne la refera.
Couillon Mandanda sur cette bêtise inutile, pardon pour les gros mots Stève, car tu as sauvé la mise à 2 reprises auparavant.
Bravo et merci à tout l'OM qui évite la faillite de tout le foot français.
Mention spéciale à D. D. car dans les moments difficiles que traverse le club par son classement en ligue 1, il a su trouver la tactique pour faire déjouer l'Inter et surtout il a réussi à trouver les mots pour remotiver son groupe fatigué et inquiet. Monaco, la Juve, l'OM, Deschamps est assurément un des grands techniciens du ballon rond désormais.
Raymondo, son mentor, tout la haut, doit avoir les yeux rougis par la réussite de celui qu'il avait déjà choisi comme guide sur le terrain...
Sortir Le champion d'Europe de 2011 est une immense performance, n'en déplaise aux éternels grincheux...
Pour la suite de la saisons, il reste beaucoup à faire, mais compte tenu de la faiblesse du banc de touche, une seule ligne à un palmarès me suffira... quel qu'il soit...