C’est donc dimanche vers 22h que s’achèvera cette saison 2010-2011... et avec elle le long calvaire des fans bordelais. Loin, bien loin de l’enthousiasme lillois ou de la ténacité marseillaise, la pitoyable attitude des joueurs girondins tout au long de cette année est venue à bout de la patience des plus fervents d’entre nous.
Je vous ai d’ailleurs conté et largement commenté chaque épisode de la saga.
De l’espoir à la déception, de l’indignation à la colère, de la résignation au cynisme, à chaque stade (sans mauvais jeu de mot) son sentiment…
Je ne vais donc pas recommencer aujourd’hui.
Mais le désamour, puis la colère des supporters envers leur équipe, nés du lamentable état d’esprit affiché par les joueurs durant la saison, me poussent à m’interroger sur les droits et devoirs respectifs des équipes et de ceux qui les supportent.
La couleur de l’argent…
Cash, tune, money, appelez-le comme vous voulez, il conditionne tout. De la manne des droits télévisuels aux recettes de merchandising, du sponsoring aux salaires délirants de nos footballeurs, il coule partout… et finit même parfois par couler nos valeurs. Trop de millions, trop peu de respect!
Le milliardaire en short doit tout de même mériter son chèque et faire correctement son travail, c’est le moins que l’on demande à n’importe quel salarié.
Car l’argent coule aussi à l’autre bout de la chaîne… mais très différemment:Le supporter paie sa place au stade, paie ses déplacements pour encourager l’équipe, paie parfois aussi un abonnement à Canal pour la voir jouer… et n’émarge pas dans la même galaxie financière.
Les raisons de la colère…
Alors on peut comprendre l’indignation (voire la révolte) des spectateurs frustrés par l’apathie et la paresse généralisée qui vous caractérisent, Messieurs les joueurs.
Un si flagrant manque d’envie est une insulte aux couleurs du club.
Bertolt Brecht a dit : «Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu».
En ne donnant pas le meilleur de vous-même, vous avez perdu les matches… mais aussi l’honneur et oublié de respecter ceux qui paient cher le simple droit de vous supporter.
Vous n’avez pas tenu vos engagements, ni rempli vos devoirs.
Quand indignation rime avec explosion…
Et nous dans tout ça ? Quid de l’énergie que nous mettons à vous soutenir? Et des sommes que nous sacrifions pour vous voir ne pas jouer? Quels droits avons-nous?
Nous pouvons protester, siffler, manifester notre mécontentement.
Certains y mettent parfois une violence que je ne cautionne pas. Mais comment s’étonner?
Le décalage est si grand entre votre perception et la nôtre.
Moi je crois qu’il existe une autre voie. Et si nous cessions de venir vous voir ?
Une opération stade vide à chaque match à Chaban. Pire que les sifflets, pire que la bronca, l’absence et le silence…
C’est quoi le football sans son public, Messieurs? Que seriez-vous sans nous?
Réfléchissez…
A l’année prochaine… peut-être…
























C'est clair que c'est de loin la meilleure solution pour montrer aux joueurs qu'il existe une limite à leur manqque de professionnalisme.
Une chose m'interpelle. Dans beaucoup de tes articles, tu t'en prends aux joueurs dans leur ensemble pour leur non-combativité, mais en suivant les matchs, il est tout de même facile de discerner ceux qui se battent de ceux qui font semblants.
donc ma question est : qui sont, selon toi, les coupables? Diarra? Carasso? Modeste? Planus?
Eh oui, tout n'est pas blanc ou noir. Mais j'aimerais bien avoir ton avis sur lesquels tu n'aimerais plus jamais voir à Bordeaux?
A Bordeaux jouent 3 guerriers devant l'éternel:
Plasil, Fernando et Carrasso, chapeau bas à eux pour avoir tenté toute la saison de tenir la baraque.
On a ensuite une belle bande de paresseux et/ou dilettantes: Jussiê, Wendel, Trémoulinas et même Planus pourtant "enfant du club".
Et pour finir ceux qui ont pour moi trahi le maillot girondin : Alou Diarra (doublement coupable car capitaine de l'équipe), Matthieu Chalmé et surtout Mickaël Ciani au melon énorme.
Ceux qui restent sont juste "pas au niveau" et là c'est un autre problème.
- tu vires immédiatement Diarra, Chalmé et Ciani au 1er club venu
- tu essaies de te débarrasser de Jussiê, Wendel, Trémoulinas et Planus
- tu gardes à tout prix Plasil, Fernando et Carrasso
Ai-je juste?
- Je vire à tout prix Diarra (c'est fait il va au PSG), Chalmé et Ciani. J'ajoute d'ailleurs Ben Khalfallah et Gouffran (qui vient hélas d'être prolongé) dans le panier, mais là c'est pour incompétence totale.
- Je ne retiens ni Jussiê, ni Wendel (qui veut pourtant rester) , ni Trémoulinas (qui vise la Bundesliga). Mais je laisse quand même une petite chance à Planus de se racheter, c'est un joueur formé au club qui a toujours clamé son amour pour Bordeaux mais semble s'être laissé emporter cette saison.
- Je mets tout en oeuvre pour convaincre Plasil, Fernando et Carrasso de ne pas quitter le club. Je donne d'ailleurs le brassard à Fernando.
Et j'essaie de reconstruire autour d'eux avec Marange, Ducasse et les jeunes: Modeste, Diabaté, Savic, Ayité et les frères Sané qui doivent apprendre et mûrir.
Et je fais entrer Ramé dans l'encadrement du club.
Quant à Diarra, il a été excellent sous l'ère Blanc mais a visiblement complètement lâché dès que Tigana est arrivé. Et ça, pour un capitaine, c'est impardonnable. Il avait charge d'exemple pour ses coéquipiers et a joué quasiment toutes les rencontres en marchant. Bel exemple de motivation. Je l'aimais beaucoup et il m'a énormément déçue.
De toute façon cela ne fait pas de mal...